¤ Le site 20minutes.fr a mis en ligne une petite interview de Brian à propos de Breaking Bad, faite lors du dernier Festival de MonteCarlo :
Dans « Breaking Bad », Walter White est un homme sans histoire qui plonge du côté obscur...
Ce côté noir m'a fasciné. Walter White est un type plein de renoncements. Il est un peu passé à côté de sa vie. Le fait d'apprendre qu'il a un cancer en phase terminale va le révéler à lui-même. Des pans méconnus de sa personnalité émergent. Il va mourir, mais il est plus vivant que jamais.
Il se met à fabriquer du crystal meth, il assassine... Un peu Mister Hyde, le Mister White !
En fait, il est désespéré, acculé. Pour mettre sa famille à l'abri, lui, le prof issu de cette «middle class» qui a du mal à joindre les deux bouts, qui nettoie des voitures après les cours, va prendre une décision folle. White est bon et mauvais, intelligent et stupide. Il fait un pas en arrière, replonge. C'est un scientifique, il vit dans un monde rationnel. Et là, pris dans un brouillard de dépression et de confusion, il se retrouve dans le monde du crime ; imprévisible, irrationnel...
Vous vous êtes donné du mal pour lui donner une allure terne !
J'ai voulu qu'il soit habillé de tons beigeasses, de fringues sans formes. Pour qu'il se fonde dans les murs, ce qui rend d'autant plus surprenant le moment où il émerge, brutalement. Car il a aussi un côté un peu imposant, massif.

